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Du stylo-plume et de la collectionnite impromptue...

Je vous ai parlé plusieurs fois de stylo-plume. Mais certains ont peut-être oublié de quoi je parle.
Un stylo-plume ou stylo à plume est un outil qui permet de tracer des traits à l'encre fluide, celle-ci étant contenue dans un réservoir ou une cartouche. (wikipedia)
C’est avant tout un instrument d’écriture, dont les premiers modèles datent, dans une forme très proche de celle que nous connaissons, de la fin du XIXe siècle. Objet des auteurs souvent, en concurrence avec la machine à écrire. Objet culturel, intimement lié à l’histoire et au langage. Objet de “statut social” et de luxe, aussi, quand il se pare de métaux rares et autres “résines précieuses”(1).
Le stylo-plume est désuet, et petit à petit rejoint le porte-plume dans de lointains souvenirs. Et cela ne risque pas de s’arranger, avec la disparition progressive de l’enseignement de l’écriture cursive dans les écoles. Cela se passe en Finlande, mais aussi dans plusieurs états des États-Unis, et certains s’interrogent déjà sur l’utilité de cette pratique surannée sous nos contrées. Or, sans l’écriture cursive, le stylo-plume perd beaucoup de son intérêt !
Mais pourquoi diable vouloir écrire avec un objet aussi archaïque et inconfortable qu’un stylo-plume ? Après tout, les crayons, feutres, rollers et autres bics sont moins fragiles, plus pratiques, et nettement moins onéreux ! Pour beaucoup, comme moi, la plume est aussi un souvenir d’école douloureux, plein de tâches sur le papier et sur les doigts, avec des effaceurs baveux, et surtout les pattes de mouches malhabiles et hésitantes, que l’on compare honteusement avec les superbes arabesques de notre voisin de table, qui émerveillent parents et enseignants.
J’ai redécouvert le stylo-plume en premier lieu parce que j’écris trop vite au clavier. Je n’y trouve plus aucun plaisir, les mots défilent à 100 à l’heure et le volume a remplacé depuis longtemps la qualité. Au hasard d’un site de chinoiseries, j’ai trouvé plusieurs stylos intrigants (à défaut d’être élégants) et j’en ai commandé immédiatement une poignée, coup de cœur que le prix ridicule a nettement facilité.
Cela a donc commencé comme cela :

Vous noterez l’élégance discrète du gros truc jaune brillant, et l’explosive brillance de la grenade défensive de gauche. Et bien, croyez-moi si vous le voulez, mais ils sont tous trois excellents, et j’ai adoré écrire de nouveau au stylo-plume !
Je me suis acheté quelques autres de ces objets - des “occidentaux”, des chinois, des indiens, et même un français “vintage” des années 50 à la plume réputée très flexible. Pourquoi tout cela ? Un seul stylo-plume ne me suffisait-il pas ? Ai-je donc succombé à la terrible maladie que l’on nomme calamophilie ? Oui et non. Certes, la collectionnite aigüe me guette, mais c’est surtout la curiosité qui m’a inspiré, en même temps que le coût somme toute très raisonnable de ce passe-temps.
Raisonnable ? Oui, certes, si l’on évite soigneusement les Montblanc, les Souverän, les Omas, les Carènes et tant d’autres bijoux hors de prix ! Sur le très estimable forum calamophile francophone, ces charmants collectionneurs me conseillent de “me lâcher”, “on n’a qu’une vie”, tout ça. Une seule vie, je ne sais pas, mais des passions j’en ai un paquet, et elles me reviennent déjà assez cher !
J’ai donc défini comme axiome de ne pas dépasser 50 € par stylo. J’ai pour l’instant tenu cette limite, mais je sais bien sûr qu’à un moment ou à un autre je craquerai pour un Matthieu Favet artisanal, un Custom 823 de Pilot ou un Bulkfiller tout noir. Mais pas tout de suite, et en attendant, c’est toujours “ça de gagné d’économisé” pour une guitare !
(1) La traduction en français de la description des stylos Montblanc fait allusion à une “résine précieuse” qui fait beaucoup rire les amateurs. C’est bien sûr un simple “plastique”, haut de gamme, sans doute, mais aussi précieux qu’un plastique peut l’être…

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